Affichage des articles dont le libellé est Expositions. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Expositions. Afficher tous les articles

samedi 8 mai 2010

La mode, l'art et le néo-féminisme

Oui, je sais. Le titre de cet article fait très intellectuel. J'avais envie de m'la péter aujourd'hui.

Hum! Bref. Passons.

Je ne sais pas si vous allez souvent voir des expos au Centre Pompidou, mais personnellement, depuis que j'ai ma carte (22€ pour les -26ans, je vous la recommande!), j'y vais dès que je peux.

Et, mercredi dernier, j'ai eu, chose assez rare pour être soulignée, un véritable coup de coeur lors de l'exposition "Elles".

Un coup de coeur pour cette chose ci-dessous...


 Vous ne trouvez pas ce tableau génial vous?

Moi si. Il a tout de suite accroché mon regard. Cette réinterprétation de l'oeuvre de Mondrian m'a fascinée. Qu'a donc voulu dire l'artiste? Honnêtement, je n'ai pas trouvé par moi-même mais ce que j'ai lu sur la petite plaque explicative m'a bien plu:
"Que ce soit à travers les shopping bags, les Mondrian en fausse fourrure ou les Fontana en jeans, qui sont des oeuvres clés, des oeuvres emblématiques des artistes "mâles", mon travail consiste à y insérer un élément féminin. Les monochromes en fausse fourrure, c'est une manière de revoir le monochrome en ajoutant le côté soft".

Vous l'aurez donc compris, l'auteur de cette oeuvre est une femme: Sylvie Fleury.



Alors, forcément, charmée par cette oeuvre, j'ai voulu en savoir plus sur cette artiste suisse contemporaine (elle est née en 1961) qui déclare "dialoguer" avec la mode, adoptant, à travers ses oeuvres, une position mi-dénonciatrice mi-addict.

Et ce que j'ai pu lire a achevé de me convaincre du génie de cette artiste:
"Bien que Sylvie Fleury aime à se produire parfois comme une « femme de luxe », elle ne prétendrait ni être une victime (de la mode), ni cette femme-objet décriée par les discours classiques féministes. Au contraire, Fleury se présenterait comme « sujet » de désir, communiquant ainsi à son œuvre, des énergies émancipatrices » et prenant « le shopping et le maquillage comme des actes de plaisir », revendiquant ainsi son droit à la consommation et à l'hédonisme, selon les principes d'un « néo-féminisme »" (merci Wikipédia)

Je vous l'annonce donc: à partir de ce jour, je suis une néo-féministe convaincue!

Et, rien que pour le plaisir (oui, j'ai déjà intégré les principes du néo-féminisme), voici quelques-unes de ses oeuvres... Saurez-vous deviner le message qui se cache derrière chacune d'elles?

Shopping bags 


First space ships on Venus


Caddy


Armoire et chaussures

mercredi 5 mai 2010

Orient-Hermès


L'exposition Orient-Hermès retrace les voyages et inspirations de Leïla Menchari, à la tête de la décoration d'Hermès depuis 1978. C'est elle qui met en scène les vitrines des boutiques, et principalement la fameuse vitrine de l'angle de la rue du faubourg Saint-Honoré et de la rue Boissy d'Anglas.
Les plus beaux décors sont exposés, d'inspiration indienne ou africaine, toujours spectaculaires.
Voici les plus belles photos de cette exposition, que je vous recommande grandement: tous les talents de la maison Hermès sont regroupés dans ces quelques mètres carrés de vitrines, dans lesquelles la quantité de détails est telle qu'il est presque impossible de tout remarquer.


Les décors de palais indiens...

Le grandiose décor africain et ses animaux empaillés...

La vitrine des céramiques Ottomanes, Iznik.

Hommage à Maria Félix dans un décors de jungle mexicaine...

La reconstitution d'un quartz en taille géante.

Carthage...


Et enfin Paris, dont les principaux monuments sont reconstitués en miniature.

Exposition Orient-Hermès, voyages de Leïla Menchari, jusqu'au 6 juin 2010 à l'Institut du Monde Arabe.